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Pourquoi le crowdfunding participera au renouveau du capitalisme

Pourquoi le crowdfunding participera au renouveau du capitalisme

Le crowdfunding de startup est cette nouvelle méthode qui consiste à financer des entreprise en création ou n’importe quel autre projet, par le biais de levée de fonds auprès du grand public grâce à l’utilisation des nouvelles technologies et des tickets d’entrée très faibles (10aines d’euros).

Les demandeurs de capitaux peuvent ainsi trouver une nouvelle forme de financement face aux levée de fonds classiques et emprunts coûteux (private equity, venture capital, …), et trouver des fonds qui se rarifient sensiblement notamment pour le financement des  phases d’amorçage de startup.

Le système capitaliste actuel, et les crises récentes montrent, entre autres, 3 limites au système :

– La déconnexion du système financier de l’économie “réelle”, les banques rivalisant d’ingéniosité pour faire des produits financiers complexes qu’elles seules maîtrisent.

– La toute puissance des banques, gérant des sommes telles qu’elles sont capables de manipuler des cours de bourse.

– La spéculation “industrielle” nuit à l’économie en enrichissant les banques et en déstabilisant les entreprises sans aucune création de valeur…

Le crowdfunding est une méthode qui pourrait nous faire revenir aux bases du capitalisme. Un actionnaire peut participer à l’effort de développement d’un projet ou d’une entreprise sur le long terme et bénéficier de sa réussite future. Il est impliqué dans le développement de l’entreprise et peut mettre ses compétences à contribution pour la réussite du projet. Il peut aussi promouvoir des projets grâce à son réseau social.

Les investissements sont concrets (développement d’une startup, développement d’un projet d’énergie renouvelable, prêt d’argent à un particulier) et la proposition de valeur claire.

Dans certains cas, la banque est tout simplement supprimée du processus de financement. Par exemple dans le cadre d’emprunts entre particuliers, la suppression d’une structure bancaire permet aux emprunteurs d’avoir des taux plus faibles et aux investisseurs de meilleurs rendements.

La spéculation n’existe pour l’instant pas, les actifs n’étant pas côtés. (et les banques ne s’étant pas encore intéressées à ce phénomène)

Il existe cependant de nombreux défis à relever avec le développent du cette finance participative: 

Le Risque de défaut et son évaluation : amorçer une startup est un pari (très) risqué mais très rémunérateur en cas de réussite. Ce n’est donc pas un produit d’épargne sûr (comme un fond obligataire ou un livret A). Cependant la diversification du crowdfunding vers des emprunts entre particulier et le financement de projets moins risqués (développement de production d’énergie aletenative) tend à proposer des placements avec des risques moindre.

Le “Shadow-Banking” : ce terme désigne des places de marché parallèle pour l’échange d’actifs non officiellement côtés. Ces places de marchés pourraient de développer dans un avenir proche afin de permettre d’avoir une liquidité accrue sur des actifs par nature peu liquides (parts dans une startup, emprunt, …). Les actifs seraient alors côtés et le risque spéculatif serait alors accru…

La Fraude : Comme tout projet sur internet il sera possible de frauder pour lever des fonds pour une proposition bidon. Des systèmes de certification de plateforme de levée de fonds seront notamment développées pour faire face à ce risque.

La Manipulation : Les informations publiées pour les levées de fonds seront plus difficilement “auditables”. Là deux parades pourront êtres développées : la due diligence par l’organisme de levée de fonds ainsi que la due diligence collective, directement par les investisseurs ou des internautes qui auront une expertise dans le secteur d’investissement et qui seront reconnus comme tels.

La liquidité : La liquidité des actifs “crowdfundés” est très faible pour le moment. Pour une startup, il faut en effet attendre une introduction en bourse ou fusion-acquisition. Pour un emprunt, il faut attendre le terme, etc… Même si certaines initiatives commence à bourgeonner (par exemple le marché secondaire sur myartinvest, pour revendre des parts d’oeuvre d’art).

Le secteur du capital risque français est en difficulté

Le secteur du capital risque français est en difficulté

Dans un article de latribune.fr du 28/03/12, il est clairement indiqué que le capital risque français a de plus en plus de difficultés à récolter des fonds auprès des investisseurs.

La première hypothèse avancée est l’impact des nouvelles réglementations Bâle 3 et Solvabilité 2 qui imposent un niveau de fonds propres renforcé aux banques et assurances  pour faire face aux risques engagés par les activités de marchés, mais aussi pour le private equity.

Il est aussi indiqué que seulement 7% de ces fonds levés sont destinés au capital-venture c’est à dire au financement de startups. A ce problème vient s’ajouter celui de “l’equity gap”, le fait que le peu de fonds qui font du capital-venture le font pour des tickets d’entrée en général élevés (en général >1M euros) et que les solutions classiques en dessous de ce montant sont assez limitées (business angels, famille, OSEO, prêt d’honneur, concours,…)

Ces chiffres montrent l’impasse dans lequel est aujourd’hui le secteur du capital risque français, dans l’incapacité de financer les (très) jeunes sociétés innovantes pourtant meilleure solution pour les problèmes d’emploi futurs.

Cela peut être opportunité renforcée pour le crowdfunding qui permettra peut-être au secteur du capital risque de diversifier ses sources de financement en adressant directement la foule pour ses levés de fond…